Destin Aveugle - 1

Destin Aveugle - 1
J'avais les lèvres gercées, les mains gelées, je serrais fort ma guitare contre moi et tentai désespérément de réchauffer mes articulations en grattant quelques morceaux : à force, je ne sentais plus la douleur et mes articulations étaient effectivement bien chauffées, mais bordel, je crois que mes doigts saignaient.
Ma touffe de cheveux rose tombait dans mon ½il droit, mais je ne prenais plus la peine de bouger pour l'en enlever car un courant d'air froid vicieux et sans pitié serait venu se glisser dans mon blouson.
Mon ½il gauche lui, était gêné par ces gros flocons qui nous tombaient du ciel, tels des soldats en parachute, lourds, mais déterminés à s'écraser sur le sol et sur les gens.
- « Hey, mec, va tomber sur quelqu'un d'autre, j'ai froid moi! »
C'est dingue, ce que l'on peut dire à voix haute sans s'en rendre compte. Une vieille femme me regarda, l'air stupéfaite, limite outrée. Elle était petite, grasse, maquillée à outrance et portait un horrible collier de perles, dissimulé à moitié sous son grand manteau rouge vif. Elle trimballait un petit chihuahua couvert d'un manteau rose, ah! pauvre bête. Il ressemblait à un malabar mal mâché, fraîchement craché. Il se léchait les babines en trottinant comme un con, dansant sur la neige devant sa grosse maîtresse.
- « On peut pas s'permettre de regarder les gens comme ça quand son chien a une tête de bite! Tel maître, tel chien, comme on dit. » Ses yeux sortirent de leurs orbites, et sa mâchoire s'ouvra tellement qu'elle en toucha presque le sol, à mon impression. Elle tourna la tête et m'ignora, comme une diva. Mais un chewing-gum, même à quatre pattes, ne suffit pas pour être une star. J'aurais aimé le lui dire, mais j'avais mal aux lèvres.
Pas la peine, elle ne m'aurait pas écoutée de toute façon.
J'arrêtai soudain de gratter ( j'arrivais à insulter tout en jouant, quel don ! ) et contemplai cette buée qui sortait de ma bouche, au rythme de ma respiration, je respirai un grand coup et sentis l'air froid, agressif, me glacer les poumons. Je toussai violemment et lâchai ma guitare.
- « Je vais crever d'froid!pensai-je. J'vais crever d'froid là, comme un tas d'merde, comme...comme un rien. J'veux pas mourir , nan! »
Sentiment de panique au fond de mon être, tout au fond de mes entrailles, qui voulait animer mon corps, qui bouillonnait dans mon ventre : mais ce corps était gelé, tellement que même mon c½ur semblait se figer, parfois : dur comme la pierre mais pourtant fragile.
Je me laissai tomber en arrière, me callant contre ce vieux mur crasseux : je n'avais pas le courage de me pencher pour reprendre ma guitare mais surveillai tout de même qu'un blaireau n'essaye pas de m'la piquer ou de marcher dessus. Un frisson me parcourut la colonne vertébrale, le froid m'assassinait à petit feu. Je plongeai une main dans une poche de mon perfecto et tirai une clope de mon paquet de cigarettes, qui se cachait bien au chaud, puis dans une poche de mon vieux jean, je pris mon zippo.
Ah, je sentais la fumée rentrer en moi, me réchauffant, heureusement que le poison était là pour me sauver la vie...
Un homme, d'environ la trentaine, se baissa pour poser une pièce dans ma casquette, mais ne m'offrit pas un regard, il se releva aussitôt et reprit sa route, comme s'il avait honte du geste qu'il venait de faire.
- « Merci! » dis-je en essayant, en vain, de sourire.
Avec le froid, et l'habitude de faire face à une telle ignorance, il était difficile de donner ne serait-ce qu'une esquisse du plus minime des sourires qui soit.
- « JOYEUX NOEL! » crie-je ironiquement à la foule qui défilait devant moi.
Calant mon tube de mort industrialisée entre mes lèvres, je pris d'une main la petite poignée de pièces qui m'attendait dans ma casquette et la fourrai dans ma poche, posai mon couvre chef miteux sur ma petite tête de miséreuse et tendis ensuite un bras courageux vers ma guitare pour la poser à mes côtés.
J'avais la flemme de jouer, ras le bol, de gratter pour trois fois rien. Mais qu'espérer un jour de fêtes? Les gens dépensent pour eux, leur famille...mais en y réfléchissant, c'est aussi tout ce qu'ils faisaient le reste de l'année.
- « Rh j'en ai marre! »
Un môme, qui marchait, entraîné par le pas pressé de sa maman qui lui tenait fermement la main, me fixa, l'air hébété : vraie gueule de con. Il devait être de la famille du chihuahua, celui là! Il avait la tronche type du chieur qui pousse les mères à aller voir un psy. Ma propre mère aurait du voir un psy, ça lui aurait peut-être évité de nous faire tant d'horreurs, à mon frère jumeau et à moi. En voyant ce petit garçon, je repensais à lui, et à tout ce qui s'était passé, j'essayais de rassembler des petits morceaux de souvenirs, pour avoir la scène complète, mais je n'y parvenais pas : j'avais oublié. Malgré le fait que je portais des mitaines, on voyait encore su sang séché sur mes mains, que je n'avais pas réussi à nettoyer. Qu'est-ce que ce sang faisait sur mes mains? C'était la question à dix mille euros...

# Posté le jeudi 22 janvier 2009 11:41

Modifié le jeudi 22 janvier 2009 12:16

Destin Aveugle - 2

Destin Aveugle - 2
Cet épisode de ma vie est l'un des plus flous.
J'étais dans ma chambre, allongée sur mon lit, fumant un pétard, fixant le plafond en rêvassant. Au travers de la vitre sale de la fenêtre s'infiltraient avec peine quelques rayons de soleil. Cette chambre était un vrai dépotoir, par terre traînaient des canettes de bière, sur lesquelles étaient écrasés des mégots de cigarette, des feuilles de papier à rouler, des assiettes sales...le tout embaumé dans une douce odeur, un délicat fumet de pourriture.
Mes rêveries me menèrent à repenser à mon petit ami, qui m'avait plaquée la veille et les larmes commencèrent à perler sur mes joues. Je me sentais trahie, humiliée...
Ce mec n'arrêtait pas de me dire des mots d'amour, de m'écrire des poèmes, me crier qu'il était fou de moi, et voilà que du jour au lendemain il devient distant, et finit par me quitter. Comme par hasard, le jour après que nous ayons couché ensemble pour la première - et la dernière - fois. J'en avais marre des mecs, ça finissait toujours pareil. Une fois qu'ils avaient ce qu'ils voulaient, je n'existais plus.
J'essuyais mes larmes d'un revers de manche quand un bruit de verre brisé me fit sursauter. Je me redressai avec difficulté, lentement, trop défoncée pour avoir des réflexes rapides. Puis, j'entendis des cris. Inquiète, je me levai et sorti de ma chambre pour voir ce qu'il se passait. Je m'approchais de l'escalier pour descendre, quand je vis et compris d'où venaient les cris : ma mère se disputait avec Juan, mon frère jumeau. C'est à partir de ce moment que tout devint flou. Je recommençai à délirer, à cause du pétard. Je savais que fumer était dangereux pour moi, plus que pour les autres, car la drogue annulait tous les effets des anti-psychotiques que je prenais. Mes symptômes revinrent me torturer, j'entendais à nouveau des voix dans ma tête, agressives, étranges.
Le mal a dit, que la maladie est dans ta tête.
Je secouai la tête, essayai de me concentrer sur la dispute.
- « Tu veux t'casser? Eh ben casse toi ! J'en ai rien à foutre !criait ma mère.
- T'es qu'une grosse salope! J'préfère crever dans la rue que de vivre un jour de plus avec toi ! »
Tue les. Tous des connards. Tous.
Je n'en croyais pas mes oreilles. Ma mère nous faisait tellement peur, elle nous battait depuis que nous étions mômes et jamais, jamais un de nous deux n'avait osé lui parler de cette façon. Mais nous avions dix-sept ans maintenant, il était temps que les choses changent. J'étais très surprise mais au fond, je savais que ce moment arriverait un jour
Je ne savais pas ce qui les avait menés à cette dispute, mais j'étais sur le cul devant ce spectacle.
Tout à coup, il y eut un grand silence, ma mère avait l'air désemparée, je ne l'avais jamais vue dans un tel état. Puis quelques minutes plus tard, les cris reprirent.
Je n'entendais plus rien, j'avais la tête qui tournait, tournait...
Il est en train de t'abandonner, tu vas le laisser faire?
C'était vrai, ça. Je n'avais jamais eu le courage de m'enfuir, de peur de laisser Juan tout seul dans cet enfer...et voilà que ce jour là, il s'apprêtait à partir sans moi. Je ne comprenais pas, nous étions tellement liés l'un à l'autre...
Va t'en, toi aussi, tant qu'il en est encore temps.
Ensuite, j'ai descendu les escaliers pour les rejoindre, mais je ne comprenais plus rien. Les mots sortaient de leur bouche trop rapidement pour moi. Je mis quelques minutes avant de réaliser qu'il s'était passé quelque chose d'ahurissant : mon frère avait donné un coup de poing à ma mère, qui était maintenant étalée par terre, le nez en sang. Ensuite, c'était le trou noir, la dernière image que je vis fut celle de mon Juanito partant en claquant la porte.
Et c'est comme ça que, sans savoir comment, je me retrouvais dehors, dans la rue, avec pour seuls bagages un paquet de clopes et ma guitare, les mains recouvertes de sang. Il fallait que je me souvienne, que je sache ce qui s'était passé durant ce trou noir, que je sache à qui était ce sang sur mes mains, et comment il était arrivé là. Mais surtout, il fallait que je retrouve mon frère...

# Posté le samedi 24 janvier 2009 13:01

Modifié le samedi 24 janvier 2009 19:16

Destin Aveugle - 3

Destin Aveugle - 3
Le futur n'existait pas, n'existait plus.
Le néant. Tout se résumait avec ce mot maintenant. Je n'arrivais plus à me projeter dans l'avenir, comme je le faisais avec Juan. Il faisait froid, putain de froid ! Et Juan n'était pas là.
Tu es foutue Helena, tu n'as plus qu'à mourir.
C'est comme si la vie était une bande de cassette vidéo, et qu'un petit malin avait appuyé sur pause.
Le temps semblait être en suspend, et j'avais un drôle de sentiment, comme si j'étais dans un monde parallèle, ou dans un autre pays.
La foule rétrécissait, la nuit tombait, ils rentraient chez eux pour fêter Noël. Mon frère et moi n'avions jamais eu de Noël, jamais de cadeaux, alors cela ne me manquait pas. Mais j'étais désespérée de ne pas avoir de compagnie, de me faire des films toute seule dans mon coin, le froid m'achevant et essayant de congeler mon petit coeur pourri par la solitude. Je pris mon téléphone portable et essayai d'appeler mon frère pour la énième fois.
Pas de réponse.
La veille, j'avais essayé de le joindre toute la journée, il ne m'a jamais répondu. c'est comme s'il avait disparu de la surface de la terre, comme s'il était...mort.
Il l'est sûrement, à cause de toi.Je secouai la tête pour chasser cette pensée, et cette saloperie de voix qui me paraistait le cerveau.
Je n'étais plus triste, mais énervée, j'avais envie de prendre ma guitare et de l'exploser contre le mur, de crier à tous ces cons que j'allais les buter, un par un, pour me défouler. Mais je tenais trop à cette guitare pour la pulvériser...c'était un cadeau de mon meilleur ami, Marco, qui habitait toujours en Espagne. Nous avions quitté le pays il y avait deux ans de cela, je n'avais toujours pas perdu mon accent, mais je me débrouillais quand même très bien pour parler français. Il me manquait énormément, nous avions gardé contact et nous écrivions régulièrement des lettres. J'aurais aimé qu'il soit là, à mes côtés. Il avait dix ans de plus que moi, mais ne m'avait jamais rejetée à cause de mon âge, m'avait toujours protégée, m'avait tenue dans ses bras alors que je n'étais encore qu'une bébé, et ne m'avait jamais laissée tomber depuis.
Petite, je courais toute nue dans son jardin, me prenant pour un papillon. Lorsque je pleurais, il essuyait mes larmes, lorsque ma mère me battait, j'allais me réfugier chez lui. Mais il n'était plus là maintenant...j'avais envie de l'appeler, de lui dire de venir en France me chercher, de me serrer fort dans ses bras et de me dire que tout était fini, que je n'avais plus à m'inquiéter, que tout allait s'arranger.
Penser à lui me rendait encore plus triste, trop de nostalgie. Il fallait que je lui écrive pour lui expliquer ma situation, il me sauverait, c'est sûr... Je serrais les dents pour ne pas crier, ne pas pleurer. Il ne fallait pas que je pleure, j'étais forte, j'avais vécu pire que ça, j'avais de nombreuses cicatrices sur mon corps de jeune femme, un passé lourd, très lourd... mais bizarrement, toutes les horreurs que j'avais pu vivre me ne semblaient rien être à côté de ce que je vivais en cet instant, sans mon frère... j'étais perdue sans lui, il était ma moitié, il fallait vraiment que je le retrouve. J'avais parcouru la ville, aucune trace de lui, rien. J'avais même montré sa photo à des passants, personne de l'avait vu, je suis allé voir ses amis, il n'était pas chez eux, mais alors bordel ! Où se cachait-il? Me fuyait-il, moi aussi? Je savais que nous quitterions la maison un jour, laissant ma mère seule, mais j'avais toujours pensé que l'on partirait ensemble, je n'aurais jamais imaginé que Juan puisse m'abandonner comme ça...je ne comprenais vraiment pas. Énervée, je pris ma guitare et me levai, traversant la foule comme une fantôme, un être invisible que personne ne voit, ou plutôt, que personne n'a envie de voir. Je tombai sur une petite ruelle sombre, et décidai de m'y installer, caché derrière une poubelle. Je ne voulais pas que l'on me voit, j'étais jeune, fragile, vulnérable, et j'avais peur de me faire agresser, frapper, ou pire ! violer. Je m'adossais au mur, et mis ma tête dans mes bras. Je n'avais qu'une envie : boire. Boire pour me réchauffer, boire pour tout oublier...je comptais l'argent que j'avais quand j'entendis un miaulement. Un petit chat, tout maigre, miaulait et s'approchait de moi. Directement, il se frotta à mes jambes. Il me faisait pitié, tellement il était maigre et en manque d'affection. Apparemment, lui et moi étions dans la même galère, alors je le pris dans mes bras, lui fit un bisous et me mis à le caresser. Il sembla apprécier et se mit à ronronner. Il était tellement doux...en cet instant, je ne pensais plus à rien, ce chat avait absorbé ma peine, avait détourné mes pensées vers une seule chose : lui.
- " Alors, monsieur le chat, que fais-tu tout seul dans la rue ? "
J'étais de nouveau en colère, tout à coup, ce chat avait été abandonné. J'avais envie de retrouver ses maîtres et de les flinguer. Un animal est tellement innocent, fidèle, comme peut-on le négliger?
J'allas m'occuper de lui dorénavant, mon argent me servirait à m'acheter de la nourriture pour moi, mais aussi pour lui. Tant pis, si cela signifiait faire des sacrifices, je ne pouvais pas le laisser comme ça. J'espérais seulement que ses maîtres indignes le paieraient...
Mais d'un côté, j'étais contente, je m'étais trouvé un compagnon, je m'allongeai, le gardant dans mes bras, et fermai les yeux. Ce soir, je n'allais pas dormir seule. Mais dès le lendemain, un nouvel enfer commencerait...

# Posté le mardi 27 janvier 2009 11:23

Modifié le mardi 27 janvier 2009 12:28

Destin Aveugle - 4

Destin Aveugle - 4
J'ouvrai doucement les yeux, avec une désagréable impression. Ma bouche était sèche, je crevais de soif, mais je fus contente de voir que mon nouveau compagnon était toujours à mes côtés, dormant paisiblement. Soudain, je les sentis, sur mon corps partout, elles étaient revenues. Paniquée, je me levai et époussetai mes vêtements avec frénésie, ésperant les faire partir, monsieur le chat prit peur et s'enfuit en courant. Je les sentais partout, sous mes vêtements, et je les voyais me grimper dessus, avec leurs huit pattes velues. J'époussetai, époussetai encore, et me mis à crier.
- " Dégagez ! Bordel ! Dégagez ! Ah !!! "
Je pris ma tete entre mes mains et criai de plus belle. Je me roulai à terre, me relevai, puis me cala contre le mur, fermant les yeux.
- " Que se passe-t-il??? "
Cette voix me semblait lointaine, comme venant d'un autre monde.
- " Elles sont partout! " répondis-je.
Je tremblais de peur, n'osai plus bouger.
J'entendis quelqu'un s'approcher de moi, et s'accroupir à mes côtés, j'étais tétanisée, comme de nombreuses matinées passées où elles me rendaient visite.
- " Qui est partout? Que vous est-il arrivé? "
Les larmes me montèrent aux yeux.
- " Les araignées...osai-je articuler.
- Mais je ne vois aucune araignée ici...vous dormez ici? Peut-être avez vous fait un cauchemar?
- Non, elles sont là, dis-je en ouvrant les yeux, enfin, étaient là...
- Ne vous inquiétez pas, ce n'était qu'un mauvais rêve...j'ai cru que vous vous faisiez agresser, j'ai entendu vos cris et j'ai tout de suite accouru pour voir ce qu'il se passait.
- Mais c'était le cas! "
Cet homme ne pouvait pas comprendre ce que je ressentais, il ne recevait jamais ce genre de visites dans son lit, ne se rendait pas compte de la frayeur que j'éprouvais.
En regardant derrière mon " sauveur ", je me rendis compte que beaucoup de gens s'étaient arrêtés devant la ruelle, et me dévisageaient avec un air de curiosité, mais aussi de dédain.
Tu es folle, ils l'ont remarqué, tu ne trompes personne!
- " Ta gueule ! " criai-je.
Je portai mes mains à mes oreilles, tentant désespérément d'étouffer cette voix.
- " Pardon?
- C'est pas à vous, que j'parle. "
Il me regarda d'un air décontenancé, regarda autour de lui, puis revint à moi.
Tu es folle folle folle folle folle folle folle folle folle !- " Ca suffit, la ferme ! "
L'homme se leva d'un coup et me dévisagea avec mépris.
- " Vous êtes folle, si c'est comme ça que vous traitez les personnes qui cherchent à vous venir en aide! Au revoir!
- Mais c'est pas à vous que j'parlais, putain ! "
L'homme ne se retourna même pas. Je regardai la foule en fronçant les sourcils et en montrant les dents, ils n'osèrent plus me regarder et reprirent leur chemin, comme si rien ne s'était passé.
Bravo, bravo, belle performance je te l'accorde, ta vie est fichue, tu es condamnée à faire fuir toute personne s'interessant à toi...
- " C'est faux, Marco ne m'abandonnera jamais. "
Oh que si, à moins que tu ne lui fasse la même chose qu'à ton frère.
-" J'ai rien fait, qu'est-ce que tu racontes comme connerie? "
Tu ne t'es pas demandé pourquoi il était parti sans toi?
- " Va te faire foutre ! "
Tu as aussi fait fuir ce pauvre chaton...
Je ne cherchais plus à répondre, je me sentais vraiment seule et triste, tout à coup, je venais de perdre mon nouveau compagnon, à qui j'avais raconté ma vie avant de m'endormir...
Peut-être allait-il revenir me voir?
J'avais un gros doute, mais un petit espoir naquit en moi, et me fit du bien. J'eus un léger sourire et me levai, j'avais des courses à faire.

# Posté le dimanche 08 février 2009 09:29